Les historiens du SYRTE étudient des textes scientifiques anciens et modernes, latins, grecs, ou français, et en donnent des éditions critiques avec commentaire. Leurs recherches portent aussi sur la mathématisation de la physique aux XVIIe-XIXe siècles, sur la conceptualisation de l'infini à l'àge classique, sur l'histoire des débuts de la mécanique céleste au XVIIIe siècle, et de l'astronomie et de la physique contemporaine : histoire de la relativité, de l'optique newtonienne, des théories de la gravitation.
Il s'agit de la première traduction française intégrale du chef d'oeuvre de Nicolas Copernic, le De revolutionibus orbium coelestium (1543). Cette version est faite à partir d'un texte latin critique, et est présentée sous forme d'édition bilingue avec commentaire historique et technique.
L'équipe du Projet Copernic s'intéresse également à l'humanisme mathématique de la seconde moitié du XVe siècle, qui a créé un climat favorable à l'apparition de l'oeuvre de Copernic. Elle étudie encore la réception de la doctrine héliocentrique jusque vers le milieu du XVIIe siècle : en premier lieu, l'accueil que lui ont réservé les astronomes, notamment Tycho Brahe et Kepler, mais aussi les philosophes et les théologiens. Elle s'intéresseenfin à la condamnation du copernicianisme en 1616 et au procès de Galilée en 1633, procès dont les pièces feront l'objet d'une édition critique avec traduction française.
Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783), Encyclopédiste et savant des Lumières, fut l'un
des pionniers de la mécanique céleste newtonienne. Il est, en particulier, l'auteur
d'une des premières théories de la Lune et de la première théorie rigoureuse du mouvement
de l'axe de la Terre dans l'espace. Des chercheurs du SYRTE participent, dans ce domaine,
à l'édition critique de ses oeuvres complètes, actuellement en cours.
Six volumes de cette édition ont été publiés sous la direction du Groupe D'Alembert, par
CNRS Editions:
La question de la propagation de lumière dans un contexte newtonien se pose depuis la seconde moitié du XVIIIème siècle. Mais la constance -observée- de la vitesse de la lumière impose l'éther, irréconciliable avec la relativité galiléenne. Le XIXème siècle aura bien du mal à répondre à cette difficile question. Et il faudra attendre la cinématique et la théorie de la gravitation d'Einstein pour résoudre le problème. Plusieurs travaux, livres et articles de membres de l'équipe éclairent cette problématique.
L'équipe "Histoire de l'Astronomie" du SYRTE propose également:
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